terrains vagues mirror (français)

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installation

terrains vagues mirror est alimenté par la collecte dynamique de tweets avec des cooccurrences de hashtags qui illustrent la dissémination des idées dans la société qui nous ont conduit à l'état d'urgence #stateofemergency. Chaque hashtag ainsi collecté est combiné avec le précédent construisant des concepts chimères qui sollicitent la sagacité de l’observateur. En vis à vis, est affiché un moiré ambiguë, mélange de pixels d’images glanées via ces hashtags. La combinaison entre cette définition polysémique et sous-déterminée et une image peu déchiffrable et une sorte d’antithèse sociale aux œuvres tautologiques de Kosuth. L’installation est un miroir pour le visiteur qui s’y reflète discrètement dans la combinaison pointilliste. Elle sollicite sa mémoire et son imaginaire par des visuels évocateurs mais non explicites, et des termes indexicaux dont le contexte révélateur est donné par les tweets qui s’enchaînent trop rapidement en bas de l’écran. Par associations d’idées successives nous sommes ainsi complice d’une errance imprévisible.

terrains vagues mirror associe des visuels évolutifs ambigus dans lequel se confond l’image de l’observateur et des mots chimères construits par mélange de hashtags cooccurrents dans les tweets. Cette œuvre est intitulée « terrains vagues » parce qu’elle propose un terrain de jeu et d’errance personnelle dans un espace polysémique, surchargé et bruité hors des messages totalitaires. Elle est un support de sérendipité sociale où chacun peut découvrir des associations inattendues à partir de combinaisons complexes d’images ou de tags. Elle espère redonner à l’individu une force contre l’ordre politique et économique en lui permettant de découvrir et développer ses propres interprétations d’associations de faits par une sorte de sérendipité militante et créative. Tout comme les affiches déchirées de Hains cette palissade numérique de mots et visuels combinés provoque coïncidences et rapprochements, terrain vague pour l’errance sérendipitaire du regardeur.